Connaissance de soi·Lectures

Lectures sur les maux du corps qui en disent long…

le corps de l'enfant motivation douce

Bonjour tout le monde ! Je souhaite partager avec vous une lecture récente, qui m’a passionnée : Willy Barral, Le corps de l’enfant est le langage de l’histoire de ses parents. J’essaie depuis peu de lire un maximum d’ouvrages sur la question, selon ce qui me tombe sous la main, en librairie ou à la bibliothèque.

Je suis depuis longtemps convaincue que le corps exprime ce que l’on ne dit pas, mais j’ai besoin dernièrement d’approfondir la question sérieusement, de constater à quel point des spécialistes peuvent le confirmer à travers les expériences qu’ils ont vécues avec leurs patients.

Je ne connais pas du tout Willy Barral ni aucun des auteurs de ce type d’ouvrages et de théories, car ce n’est pas mon milieu à la base. J’ai simplement fait une liste de tous les livres traitant de la question et contenant le mot « corps » dans le titre, et ensuite, dès que j’en trouve un, je le lis. Willy Barral est un psychanalyste français, qui s’appuie beaucoup sur Françoise Dolto et qui est décédé en 2013.

La pensée de l’auteur est livrée au lecteur et à l’écrivain Isabelle Yhuel sous forme d’un long interview avec de nombreuses histoires et cas permettant d’illustrer son propos. Celui-ci porte sur ces enfants en souffrance dont on va interroger le passé familial, en remontant souvent jusqu’aux arrière-grands-parents, pour comprendre leurs maladies. Celles-ci expriment bien souvent des choses qui n’ont pas été dites dans la famille, qui peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques et que l’on doit pouvoir révéler au grand jour.

Le psychanalyste utilise une expression que j’aime beaucoup pour désigner la méthode qu’il doit mettre en place pour comprendre ses patients : il fait en effet de « l’archéologie du savoir inconscient ». Il cherche par ailleurs à expliquer comment un tout petit être peut savoir inconsciemment et dire par le corps quelque chose dont personne ne lui a parlé, comment il peut souffrir d’un conflit survenu avant sa naissance alors qu’on cherche à le taire.

C’est une pensée qui replace complètement l’enfant dans l’évolution de sa famille à travers plusieurs générations. L’auteur démontre que la maladie d’un enfant peut être l’occasion pour les parents de mettre des mots sur un conflit non résolu, une « perturbation psychologique plus ancienne » (voir p. 105), afin que leur progéniture puisse avoir son propre parcours dans la vie par après (certains répètent, dupliquent des choses qui ne leur appartiennent pas) et qu’eux-mêmes résolvent leurs propres problèmes.

Quoiqu’assez ardue, c’est une lecture qui m’a ouvert l’esprit et intéressée à des problématiques auxquelles je n’étais pas familiarisée. Je compte bien investiguer encore plus cette question, même si ce type de lecture offre des témoignages de cas bien plus sérieux que ce à quoi je m’attendais. On n’y parle effectivement pas de maux légers du quotidien mais de cas bien plus lourds, qui ne sont pas toujours résolus.

N’hésitez pas à vous plonger dans ce livre si vous vous questionnez sur votre place dans votre famille ou sur votre rapport à votre corps, voire sur le sens du transgénérationnel en général. Bonne lecture !

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