Un brickfilmeur motivant

Café 12

Aujourd’hui, je souhaite vous faire découvrir l’interview d’un brickfilmeur belge de 27 ans, qui depuis plusieurs années s’investit sans relâche dans sa passion qui est celle de créer des contenus fictifs sous la forme de brickfilms. Il s’agit bien de produire des films en stop motion, c’est-à-dire image par image, en utilisant des LEGO. Non seulement c’est peu commun, mais en plus, cela demande énormément de patience, comme vous allez pouvoir le lire…

Il partage avec nous sa vision de la création et la manière dont il gère sa production et dont il se motive au quotidien !

Quelle est ta boisson préférée ? Le thé ou le café ?

Le thé, normal ou à la fraise, aux fruits rouges. Avec deux sucres.

Le bois-tu pour te motiver ?

Non, pas vraiment, c’est juste pour boire, au petit-déjeuner ou à 4h, mais ce n’est pas vraiment ça qui est la source de ma motivation.

Quel temps consacres-tu au brickfilmage sur toute la journée ?

Quand j’ai des journées totalement libres, cela dépend aussi des saisons. Pendant tout ce qui est automne et hiver, j’y consacre toute ma matinée, jusqu’à midi-13h, ainsi que ma soirée, entre 19h et 20h30.

Durant l’été, c’est le plus souvent durant la matinée, à cause du soleil qui se présente à ma fenêtre et qui fait parasite sur mon plateau de tournage.

Pourquoi fais-tu cela ? Que cela t’apporte-t-il ?

En fait, ce sont deux passe-temps qui sont mélangés en un seul, l’audiovisuel ainsi que le fait que ce soit avec des jouets d’enfance, que j’ai depuis que je suis tout petit.

Ce qui explique ma passion pour l’audiovisuel, c’est que je préfère regarder un bon film, car en 2h, un film est toute une alchimie. Les moyens d’expression audiovisuels sont selon moi les plus expressifs et sont l’aboutissement du pouvoir des images.

Je trouve cela amusant, de pouvoir jouer avec les briques danoises (les LEGO, ndlr) et durant un tournage, de démonter les pièces pour faire un autre décor ou personnage, comme des chars, des personnages historiques, et cetera. Cela consiste à la fois à jouer et à créer un contenu audiovisuel abouti, afin de mettre en image mes réflexions et pensées.

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Je me fais beaucoup de réflexions durant la journée concernant l’histoire, le monde, le radicalisme. L’Histoire, selon moi, est un film qui retrace le destin de l’humanité. Le film permet le beau, le divertissement et engage la réflexion sur des questions de notre temps et de l’humanité.

Comment te motives-tu pour travailler à tes brickfilms ? Rencontres-tu des difficultés en particulier ?

Il faut énormément de patience, surtout avec les performances techniques que je me suis imposé, de faire 25 images par seconde. Au début, on commence avec 10 images par seconde et on progresse au fur et à mesure. 25 images par seconde, cela correspond au développement d’un film traditionnel qui est de 24 images par seconde. Cela prend donc énormément de temps. On peut être un peu démotivé parce que l’on n’avance pas vite.

Ce qui est souvent motivant, ce sont deux choses :

-Récemment, je me suis imposé des dates d’échéance pour terminer mes brickfilms, via des concours en ligne, ce qui m’oblige à réaliser mes créations dans les temps ;

-D’un autre côté, il faut regarder ce que l’on a déjà effectué, pour se sentir fier. On s’épate toujours quelque peu soi-même.

Au fur et à mesure, j’ai moi-même mon propre contrôle, mais un jour, je peux être fatigué, peu inspiré, cela a ses avantages et ses inconvénients. Ce n’est qu’une fois que le travail est terminé et publié sur Youtube que l’on est vraiment content.

Es-tu parfois découragé par des critiques, au point d’avoir envie d’abandonner ? Des gens ont-ils déjà cherché à te démotiver ?

Aucunement. S’il y a parfois des critiques, je ne considère pas que c’est à mon égard, mais plutôt vis-à-vis de l’oeuvre.

Les gens n’ont pas vraiment cherché à me démotiver. Au contraire, il y a toujours une certaine admiration, car j’explique bien que cela demande beaucoup de patience.

As-tu des mentors ?

Non, je me suis motivé à faire cela moi-même. Par contre, je suis d’autres brickfilmeurs sur des forums spécialisés. On se donne de petits coups de main. Au niveau de la méthode, je me suis un petit peu forgé moi-même. Je me suis par contre inspiré d’autres brickfilmeurs pour la technique, comme récemment j’ai eu l’idée de faire des tirs d’explosion moi-même plutôt que de les incruster avec un logiciel.

Quel conseil donnerais-tu à ceux qui veulent se mettre au brickfilmage ?

Armez-vous de patience. C’est vraiment un élément déterminant. On y arrive à force de se motiver. Sur le forum où je vais, il y a des brickfilmeurs qui se lancent dans beaucoup de projets mais qui abandonnent.

Il faut donc être passionné et savoir prendre le temps, car c’est très technique. N’ayez pas peur des critiques. Prenez-les comme des conseils pour de prochaines réalisations.

Quel matériel recommandes-tu ?

Munissez-vous d’une Webcam ou d’un appareil photo numérique relié à l’ordinateur, de LEGO et de spots lumière miniatures, qui sont la base de l’éclairage pour un tournage.

Penses-tu accorder encore plus de temps au brickfilmage à l’avenir ?

Oui, j’espère toujours pouvoir en faire plus, mais je ne peux rien prévoir car je ne sais pas comment va évoluer ma situation professionnelle. Je continuerai toujours au moins à faire des photos avec des LEGO, par exemple. Ce qui est certain, c’est que les LEGO garderont toujours une place importante dans mes hobbys.

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